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Programme 5×5 en musculation : séances, charges, limites

Le 5×5, c’est cinq séries de cinq répétitions sur trois exercices de base par séance, trois fois par semaine. Les deux séances, la charge de départ, la progression et le moment où elle s’arrête.

Un homme en t-shirt kaki au squat avec une barre chargée sur le haut du dos, cuisses fléchies, devant une rangée de racks.

Un programme 5×5, c’est cinq séries de cinq répétitions sur quelques exercices de base à la barre, avec la même charge pour les cinq séries. On alterne deux séances, A et B, trois fois par semaine, et on ajoute un peu de poids dès que les 25 répétitions passent. C’est un programme de force pour débutant ou pour qui reprend, simple à suivre et efficace tant que la charge peut monter à chaque séance.

Sa force vient de sa simplicité : peu d’exercices, un seul schéma de séries, une seule règle de progression. Sa limite vient du même endroit. Cet article décrit les deux séances, la charge de départ, la façon de progresser et le moment où il faut passer à autre chose.

Les deux séances du 5×5

Le 5×5 tient en deux séances qui se partagent cinq exercices. Le squat revient à chaque séance ; les autres alternent d’une séance à l’autre.

Séance Exercice Séries × répétitions
A Squat 5 × 5
A Développé couché 5 × 5
A Rowing barre buste penché 5 × 5
B Squat 5 × 5
B Développé militaire 5 × 5
B Soulevé de terre 1 × 5

Le soulevé de terre ne se fait qu’en une série de cinq : il fatigue beaucoup le dos et les jambes, déjà sollicités par le squat le même jour. Une série lourde suffit pour qu’il progresse.

Les cinq séries se font à la même charge, après des séries d’échauffement plus légères qui ne comptent pas. Si tu termines les 25 répétitions, la charge monte à la séance suivante.

La semaine type sur trois jours

Les séances A et B s’enchaînent sur trois jours non consécutifs, avec un jour de repos entre chaque. Comme la semaine compte trois séances et le programme deux, l’ordre s’inverse d’une semaine à l’autre.

LunA
Mar
MerB
Jeu
VenA
Sam
Dim
LunB
Mar
MerA
Jeu
VenB
Sam
Dim
Trois séances par semaine, en alternant A et B : le squat revient à chaque séance, les autres exercices une ou deux fois selon la semaine.

Ce rythme donne un squat trois fois par semaine, et les autres exercices une fois ou deux selon la semaine. C’est une fréquence élevée sur peu de mouvements, exactement ce qu’il faut pour apprendre un geste et le charger vite.

La charge de départ et la progression

Une série de cinq jusqu’à l’échec représente environ 86 % de ton max sur une répétition. Avec deux répétitions en réserve, on tombe autour de 81 % ; avec trois, autour de 79 %. Ces chiffres viennent de la table RPE du site, calculée avec la formule d’Epley.

Commence léger. Prends une charge que tu soulèves cinq fois en gardant au moins trois répétitions en réserve, plutôt moins. Les premières semaines paraissent faciles : c’est voulu. Ce sont elles qui donnent de la marge à la progression.

Ajoute le plus petit cran. Si les cinq séries de cinq passent, ajoute 2,5 kg à la séance suivante, et jusqu’à 5 kg au soulevé de terre tant que ça monte bien. Le calculateur de disques te dit quoi poser sur la barre. Si une série manque une répétition, garde la même charge et retente la fois suivante. C’est la règle décrite dans quand augmenter ses charges, en version la plus simple.

Cette progression, ajoutée à chaque séance, va très vite. Voici ce qu’elle donne au squat, en partant de 60 kg et en ajoutant 2,5 kg trois fois par semaine sans jamais manquer une séance.

Squat à +2,5 kg par séance, depuis 60 kg
Départ60 kg
Fin de la semaine 487,5 kg
Fin de la semaine 8117,5 kg
Fin de la semaine 12147,5 kg
Trois séances par semaine, 2,5 kg de plus à chaque séance : 87,5 kg en quatre semaines, 147,5 kg en douze.

Gagner 87,5 kg au squat en trois mois n’arrive à presque personne. Le calcul montre le vrai sens du 5×5 : la progression marche d’abord à merveille, puis elle s’arrête, et la seule question est quand.

Le volume que ça représente

Le 5×5 donne beaucoup de travail aux jambes et assez peu au haut du corps. Le squat compte 15 séries par semaine, le cœur de la fourchette utile de 10 à 20 séries par muscle et par semaine.

Pour le haut du corps, le calcul est moins généreux. Le développé couché et le rowing tombent deux fois une semaine et une fois la suivante : 10 séries, puis 5, soit 7,5 par semaine en moyenne. Le développé militaire fait de même. Les pectoraux et le dos restent sous la fourchette, sauf à compter le travail que les autres exercices leur donnent en passant.

C’est cohérent avec le but du programme. Les méta-analyses trouvent que les charges lourdes donnent plus de force sur une répétition que les charges légères, alors que la prise de muscle est proche d’une charge à l’autre quand les séries sont menées assez loin. Le 5×5 vise la force ; pour la prise de muscle, c’est le volume hebdomadaire qui compte d’abord.

Quand le 5×5 cesse de marcher

Le 5×5 s’arrête quand tu ne peux plus ajouter de charge d’une séance à l’autre. Le signe est clair : tu manques des répétitions à la même charge trois séances de suite, sur plusieurs exercices.

À ce stade, deux réglages simples prolongent le programme. Le premier : redescendre la charge d’environ 10 % et remonter, ce qui laisse souvent dépasser l’ancien record. Le second : passer à trois séries de cinq sur l’exercice qui bloque. Si rien ne bouge malgré tout, l’article sur le plateau aide à trouver la cause, et une semaine de décharge remet souvent les compteurs à zéro.

Quand ces réglages ne suffisent plus, c’est que tu as tiré du 5×5 ce qu’il pouvait donner. Il faut alors un programme qui progresse à la semaine plutôt qu’à la séance, avec plus de variété et plus de volume, comme un découpage haut et bas du corps ou un Push Pull Legs. Les critères de choix sont dans full body ou split.

5×5 ou full body débutant

Le 5×5 est un full body : chaque séance fait travailler tout le corps. Il en est la version la plus dépouillée, centrée sur la force. Le programme full body débutant du site ajoute des exercices et des séries plus longues, ce qui donne plus de volume au haut du corps.

Choisis le 5×5 si ton premier but est de soulever plus lourd sur les grands mouvements et si tu aimes les séances courtes et répétitives. Choisis un full body plus varié si tu cherches surtout à prendre du muscle partout. Dans les deux cas, le principe qui fait progresser reste la surcharge progressive.

Questions fréquentes

Le 5×5 fait-il prendre du muscle ?

Oui, surtout au début, quand la charge monte à chaque séance. Mais le volume reste bas pour le haut du corps, autour de sept séries par semaine pour les pectoraux et le dos. Si la prise de muscle est ton but principal, ajoute une ou deux séries d’isolation pour le haut du corps, ou passe à un programme plus volumineux après quelques mois.

Combien de temps de repos entre les séries de 5×5 ?

Trois à cinq minutes sur les séries lourdes, plus pour le squat quand la charge devient sérieuse. Un repos trop court fait manquer des répétitions qui seraient passées. Le détail est dans l’article sur le temps de repos entre les séries.

Combien de temps peut-on suivre un 5×5 ?

Tant que la charge monte. Pour un débutant, cela dure souvent quelques mois, mais ce n’est qu’un ordre de grandeur : tout dépend de la charge de départ, du sommeil et de l’alimentation. Le bon indicateur n’est pas le calendrier, ce sont les séances manquées à la même charge.

Peut-on ajouter des exercices au 5×5 ?

Un ou deux exercices courts en fin de séance ne gênent pas : tractions, gainage, un exercice pour les bras. Au-delà, la séance s’allonge et la récupération en pâtit, alors que tout le programme repose sur la capacité à ajouter de la charge à la séance suivante.

Le 5×5 convient-il aux femmes ?

Oui, de la même façon. La structure, la charge de départ et la progression ne changent pas. Les crans peuvent être plus petits sur le haut du corps : 1 kg ou 1,25 kg au développé militaire, si la salle a des petits disques.

Cinq séries de cinq, trois fois par semaine, et 2,5 kg de plus quand tout passe : le 5×5 ne demande rien d’autre, jusqu’au jour où la charge ne monte plus.

Sources

Sujets : programmes · progression

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