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Quand augmenter ses charges : une règle simple qui suffit

Monte au cran suivant quand tu réussis le haut de ta fourchette de répétitions sur toutes tes séries, deux séances de suite, sans que la technique change. Les signaux à surveiller, de combien monter, et quoi faire quand ça bloque.

Augmente la charge quand tu as réussi le haut de ta fourchette de répétitions sur toutes tes séries de travail, deux séances de suite, avec la même technique qu’à la première répétition. Tant que ce n’est pas le cas, garde la charge et ajoute des répétitions. Cette règle tient pendant des années, et elle évite les deux erreurs qui coûtent le plus cher : monter trop tôt et ne jamais monter.

La règle, en détail

Choisis une fourchette de répétitions et reste dedans. Six à dix, huit à douze, trois à cinq pour le lourd : peu importe, tant que tu ne changes pas d’avis toutes les semaines.

Prenons trois séries de six à dix répétitions au développé couché, à 60 kg.

  • Tu fais 10, 9, 8. Pas encore : le haut de la fourchette n’est atteint que sur la première série.
  • Tu fais 10, 10, 10. C’est la première séance au sommet. Tu gardes 60 kg.
  • Tu refais 10, 10, 10 la fois suivante. C’est la deuxième, et la charge monte.
  • À 62,5 kg, tu redescends à 7, 6, 6. Normal, c’est le bas de la fourchette, et le cycle repart.

Le « deux séances de suite » n’est pas une coquetterie. Une séance réussie peut venir d’une bonne nuit, d’un café ou d’un bon jour. Deux d’affilée, c’est ton niveau réel. Certains coachs utilisent une variante, dite deux pour deux : deux répétitions de plus que l’objectif sur la dernière série, deux séances de suite. C’est la même idée avec un compteur différent.

Les trois signaux que tu es prêt

Avant de toucher aux disques, vérifie les trois en même temps. Un seul ne suffit pas.

  • Toutes les séries au sommet, pas seulement la première. Une première série brillante suivie de deux séries qui s’effondrent veut dire que la charge est déjà juste.
  • La technique de la dernière répétition ressemble à celle de la première. Même trajectoire, même amplitude, même vitesse ou presque.
  • Il te restait de la marge. Une ou deux répétitions en réserve sur la dernière série. Si tu as fini à l’échec, la charge actuelle n’est pas encore acquise.

De combien monter

Du plus petit cran possible, et pas d’un cran rond. La tentation d’ajouter 5 kg parce que c’est un chiffre agréable est la cause la plus fréquente des séries ratées la semaine suivante.

Exercice Cran utile Sur la barre
Squat, soulevé de terre 5 kg Un disque de 2,5 de chaque côté
Développé couché, rowing 2,5 kg Un disque de 1,25 de chaque côté
Développé militaire, isolation 1 à 2 kg Des micro-disques de 0,5 ou 1 kg
Haltères Le cran suivant du rack Souvent 2 kg par haltère, donc un gros saut

Sur les haltères, le cran du rack est parfois trop grand : ajoute une répétition par série pendant deux ou trois séances avant de sauter, ou reste plus longtemps en bas de ta fourchette après le saut. Le calculateur de disques te dit ce que donne la nouvelle charge sur la barre.

Les signaux que c’est trop tôt

  • Une seule série a atteint le haut de la fourchette.
  • La dernière répétition change de trajectoire : rebond sur la poitrine, dos qui s’arrondit, amplitude qui raccourcit.
  • Tu as fini à l’échec sur la dernière série, et tu comptes quand même monter.
  • Tu montes parce que trois semaines ont passé, pas parce que tes séries le disent.

Quand il vaut mieux ne pas monter, même si la règle le dit

Une nuit courte, une semaine de stress, un retour de coupure, une articulation qui parle : ce sont des séances où tu refais exactement la séance précédente. Garder la même charge n’est pas reculer, c’est la maintenir jusqu’à ce que les conditions reviennent.

Les semaines légères programmées suivent la même logique. Tu réduis volontairement, tu ne montes pas, et tu repars plus haut ensuite.

Si ça ne monte plus depuis trois semaines

Dans l’ordre, et un seul changement à la fois. Ajoute une répétition plutôt que de la charge. Puis une série sur l’exercice concerné, si ton volume hebdomadaire le permet. Puis une semaine plus légère, qui débloque plus de plateaux qu’on ne le croit.

Changer d’exercice ou de programme vient en dernier, parce que le compteur repart de zéro. Le cadre général est dans l’article sur la surcharge progressive.

Questions fréquentes

À quelle fréquence monter, concrètement ?

La première année, presque à chaque séance sur les gros mouvements, puis toutes les deux à quatre semaines par exercice. Plus tu avances, plus l’intervalle s’allonge, et c’est normal.

Faut-il monter sur tous les exercices en même temps ?

Non. Chaque exercice a son propre compteur. Le squat peut monter cette semaine et le développé couché attendre encore trois séances.

Et si je rate la nouvelle charge ?

Reste dessus deux ou trois séances en repartant du bas de la fourchette. Si ça ne passe toujours pas, redescends au cran précédent et remonte en ajoutant d’abord des répétitions. Rater une charge une fois n’est pas un échec, c’est une information.

Garde la charge tant que les séries ne la réclament pas. Quand elles le font, monte d’un cran, et recommence.

Sujets : bases de l’entraînement · progression

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